Jeudi, la paire EUR/USD est revenue vers le niveau correctif de 100,0 % à 1,1577 et en a de nouveau rebondi. Ainsi, le mouvement haussier de l’euro peut se poursuivre en direction du niveau correctif de 76,4 % à 1,1696. Si la paire consolide sous 1,1577, on peut s’attendre à une nouvelle baisse vers le niveau de Fibonacci de 127,2 % à 1,1440.
La configuration des vagues sur le graphique horaire reste simple. La dernière vague haussière achevée n’est pas parvenue à dépasser le sommet de la vague précédente, tandis que la nouvelle vague baissière a clairement enfoncé le creux antérieur. La tendance demeure donc baissière. Les acheteurs ont marqué une pause au sein d’un mouvement de grande ampleur qui n’aurait pas été possible sans Donald Trump. Cependant, ce sont précisément les actions de Donald Trump au Moyen-Orient, qui ont déclenché des opérations militaires d’envergure impliquant une dizaine d’États, qui jouent désormais en faveur de la monnaie américaine.
Jeudi, le contexte d’actualité a de nouveau créé des difficultés pour l’euro. Ces derniers temps, la monnaie unique subit une forte pression du marché, car la demande pour le dollar, valeur refuge, augmente rapidement en raison de la guerre au Moyen-Orient et de ses répercussions déjà perceptibles sur l’économie mondiale. De plus, le commerce de détail dans l’Union européenne a reculé de 0,1 % en janvier, alors que les opérateurs tablaient sur une hausse de 0,3–0,5 % sur un mois. En rythme annuel, les volumes ont progressé de 2 %, ce qui a dépassé les prévisions, mais l’indicateur mensuel est considéré comme plus important. En conséquence, la monnaie européenne n’a pas réussi à amorcer une reprise significative et est repartie à la baisse.
La situation au Moyen-Orient continue de se détériorer. De plus en plus de pays commencent à considérer l’Iran comme une menace réelle pour leur sécurité et sont donc prêts à rejoindre la coalition américaine. Hier, on a ainsi appris que le Royaume-Uni et l’Espagne sont disposés à entrer en guerre. Bien sûr, pas à grande échelle, car une telle escalade n’est guère souhaitée en Europe. Mais Londres et Madrid sont prêts à envoyer quelques navires de guerre dans la région ou une centaine de soldats environ. Cela ne devrait guère modifier l’équilibre des forces sur le terrain — d’autant plus qu’il n’existe pratiquement pas de champ de bataille au sens traditionnel.
La dégradation de la situation dans la région européenne freine également la progression de l’euro. Les pays du Nord élaborent des plans d’évacuation en cas de conflit. La crise énergétique, qui frappera la zone euro plus durement que les autres régions, accentue elle aussi le pessimisme.
Sur le graphique 4 heures, la paire est revenue au niveau de correction de 38,2 % à 1,1642, a rebondi, puis est repartie en direction du niveau de Fibonacci de 23,6 % à 1,1577. Un rebond à partir de ce niveau permettrait aux traders d’anticiper une nouvelle hausse vers 1,1642. Une consolidation en dessous de 1,1577 augmenterait la probabilité d’une nouvelle baisse de l’euro vers le prochain niveau de correction, 0,0 %, à 1,1471. Aucune divergence naissante n’est actuellement observée sur les indicateurs.
Rapport Commitments of Traders (COT)
Au cours de la dernière semaine de reporting, les traders professionnels ont clôturé 16 676 positions longues et ouvert 948 positions courtes. Le sentiment du groupe Non-commercial reste haussier, en grande partie grâce à Donald Trump et à ses politiques, même si, ces dernières semaines, nous avons observé une réduction des positions longues. Le nombre total de positions longues détenues par les spéculateurs s’élève désormais à 294 000, contre 138 000 positions courtes. Les haussiers conservent donc encore un avantage supérieur à deux pour un.
Dans l’ensemble, à long terme, les gros intervenants continuent de réduire leurs positions courtes et d’augmenter leurs positions longues. Bien sûr, les événements mondiaux – qui n’ont pas manqué ces dernières années – influencent le comportement des investisseurs de différentes manières. À l’heure actuelle, l’attention du marché se concentre sur le Moyen-Orient, où la guerre continue de s’intensifier et de s’étendre géographiquement. Par conséquent, dans un avenir proche, le taux de change euro–dollar dépendra non pas des politiques de Donald Trump, mais de la guerre impliquant l’Iran.
Calendrier économique des États‑Unis et de l’Union européenne
Union européenne
- Discours de Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne (10:00 UTC)
- Variation du PIB pour le quatrième trimestre (10:00 UTC)
États‑Unis
- Nonfarm Payrolls (13:30 UTC)
- Taux de chômage (13:30 UTC)
- Variation des ventes au détail (13:30 UTC)
- Variation du salaire horaire moyen (13:30 UTC)
Le 6 mars, le calendrier économique comporte au moins trois publications notables et importantes. Cette fois, l’économie pourrait s’avérer plus déterminante que la géopolitique. Le contexte d’actualité influencera le sentiment du marché vendredi, en particulier dans la seconde moitié de la journée.
Prévision EUR/USD et recommandations aux traders
Des positions de vente étaient possibles après un rebond depuis 1,1830 sur le graphique horaire, avec des objectifs à 1,1770, 1,1696 et 1,1577. Tous les objectifs ont été atteints. Aujourd’hui, des ventes peuvent être ouvertes si la paire clôture en dessous de 1,1577, avec un objectif à 1,1440. Des achats peuvent être envisagés en cas de rebond du cours depuis 1,1577, avec un objectif à 1,1696.
Les grilles de Fibonacci sont construites à partir de 1,1805–1,1578 sur le graphique horaire et de 1,1919–1,1471 sur le graphique 4 heures.